Comment créer l'ambiguïté et le malaise?

Répondre

Émoticônes
:Salut :Clover :smile2 :merci :sept :micro :online :casque :photo :pouce :roll :rose :santa :ninj :zzz :magic :inver :super :tong :vamp :fold1 :fold2 :hold1 :hold2 :vin :violant :woot :oopss :smile :clap :non :!! :ange :violon :love :blush :chapeau :cool :diable :bierre :kiss :blink :banane :bravo :angry :smile ;) :sad :o :shock :??? 8-) :lol :mad :P :oops :evil :roll :! :? :idea :arrow :| :mrgreen :geek :ugeek

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Comment créer l'ambiguïté et le malaise?

Comment créer l'ambiguïté et le malaise?

#1

par France Alain38 » 30 oct. 2025, 18:46

Bonjour,
en plus des projets de diaporama dont j'ai déjà parlé, et que je compte faire avancer durant le pont du 11 Novembre, je suis en train d'essayer de réfléchir à la manière dont je pourrais illustrer un texte que j'ai rédigé en atelier d'écriture, sur le thème de la santé mentale (je vous le mets en dessous). Il se base, au départ, sur l'ambiguïté de sens du verbe "voler". Sur une première partie de ce texte, j'aimerais arriver à créer une progressivité allant du "ce que vous entendez et comprenez n'est pas forcément la réalité" jusqu'à une certaine forme de malaise (dureté de l'enfermement psy). Mais je n'ai aucune idée sur le type de photo, et/ou le type de transitions, qui pourrait m'aider pour cela. 

Je réfléchis à peut-être faire des transitions  cut répétées entre deux photos, au rythme, soit de plus en plus rapide, soit de plus en plus. Ou peut-être le même principe avec du fondu. Ou bien de superposer deux images avec un certain niveau de transparence. Etc. 

Enfin bref, comme vous le voyez, je suis un peu dans le brouillard pour arriver à un tel résultat. Si jamais parmi vous il y a des personnes qui ont déjà tenté ce genre de truc, je veux bien des conseils, et des retours sur ce qui a marché et ce qui n'a pas marché.

PS: Je n'ai pas personnellement vécu ce que je raconte dans le texte. 

======================================================================================Santé mentale. Je vole. Je vole dans ce grand magasin. Je suis un voleur volant.Je vole. Drôle de drone, entre les présentoirs. Évitant les clients et les vigiles.Je vole. Comme un fantôme traversant les murs. Pénétrant les cabines où se changent les femmes.Je vole dans le tronc de la cathédrale de verre. Samaritaine sans bon samaritain. Juste une nuée de voleurs en costumes de pingouins.Je vole et je m’envole au dessus de la sombre ville. Dans les nuages de pollution.Je vole dans les souterrains secrets. Égouts aux odeurs de dégoûts.Je vole dans les parcs et jardins, cherchant une proie sur laquelle fondre.Je vole des pouvoirs au maître de la Maison. Je m’envole loin de ma cage capitonnée.Je vole de quoi rêver. Je vole de quoi m’évader. Je vole dans les poches blanches.Je vole vers la lumière. Comme un papillon bientôt carbonisé.Je vole comme hypnotisé par la nuit sombre.Je vole vers un destin qui mettra fin à l’éternel chagrin.Je vole l’Univers. Découvrant chaque planète.Je vole en rond. Plongeant dans le néant.Je vole à la vie des années d’ennui.Je vole enfin la clef de la liberté.Je vole de porte en porte. Là où le diable m’emporte.Je vole au dessus du haut mur. Labyrinthe infini sans sortie.Je vole dans chaque ouverture. M’assommant sur la vitre.Je vole un regard. Plongeant dans des yeux hagards.Je vole au vent fou. Aliment sans consistance.Je vole une viole. Pour une musique endiablée.Je vole un fiole. Pour m’aider à rêver.Je rêve d’un ailleurs, cloué dans mon lit.Je rêve de la nuit, dans une chambre éclairée.Je rêve de la nature, détruisant tout ces murs.Je rêve de moi, libre de faire mes choix.Je rêve d’elle, cause de tout mes malheurs.Je rêve d’en finir, et de tout repartir.Je rêve en Technicolor, pour ressentir les odeurs.Je rêve de musique, un requiem final.Je rêve de cette plage, envahie de son image.Je rêve d’un monde, détruit en une seconde.Je rêve de sa chair, pourrir en enfer.Je rêve de ses seins, comme d’un simple dessin.Je rêve de l’immonde, voix qui me sonde.Je rêve du soldat, qui d’un coup m’abat.Je rêve d’une pluie de bouses, qui macule toutes ces blouses. Et enfin je m’endors, petite mort par médicaments. Dans un jour incertain, sans date ni heure. Juste rythmé par les repas, et les drogues imposées.  

Haut