les casques
Publié : 31 oct. 2023, 19:01
Bon, meme si ça ne dechaine pas les passions chez beaucoup de gens, je vais faire état de la mienne. ça pourra toujours servir à ceux qui en ont envie.Je voulais vous parler des casques et des écoutes (haut-parleurs). c'est aussi important que le micro. Parce que c'est un instrument de controle du son qu'on produit. si on n'a pas le bon instrument de contrôle, on n'optimise pas son résultat et on peut meme le dégrader.Pour les casques, il y en a plusieurs sortes,
- Les casques fermés ( leurs coques sont fermées et laissent passer le moins de son possible vers l’intérieur comme vers l’extérieur.
- Les casques ouverts, reconnaissables à leurs coques avec interstices
en ce qui concerne la technique de fabrication :
- les casques dynamiques (avec une cellule qui ressemble à un haut parleur, et qui fonctionne de la même façon qu’un HP)
- Les casques orthodynamiques qui fonctionnent avec des cellules plates, avec deux aimants pour activer le son.
- Les casques électrostatiques dont les cellules ont des membranes plates et qui demandent une alimentation spéciale en plus de l’amplification du son. Il existe deux divisions de ce type de casque, les « Normal bias » ( qui ont besoin d’être alimentés autour de 300 volts) et les « pro bias » qui ont besoin de 540 volts.
- Les casques à electret qui partent du même principe, mais qui prennent leur alimentation dans l’electricité délivrée par l’amplificateur qui produit le son. Ils ont parfois aussi besoin d’un boitier séparés, mais pas toujoursLes dynamiques peuvent être de très bonne qualité, mais le haut du panier, (suivant ce que qu’on veut en faire et je donnerai des explications plus loin) est tenu par les electrostatiques. Les electrets sont en dessous des deux, et les orthodynamiques, de l’avis de pas mal de gens ( j’en ai essayé peu et je confirme cet avis sur ce que j’ai entendu) manquent un peu de basses. Les anciens electrostatiques, aussi, manquent de basses, souvent, moins pour les plus récents.
De ces 4 sortes, on peut sortir trois catégories de résultats sonores :
- Les casques grand public dont la courbe de réponse est arrangée pour amplifier les fréquences basses et parfois, aigués, afin de flatter le résultat. On est loin de la fidélité qu’il faut quand on crée. Pourquoi, parce que si votre casque vous donne plein de basses comme vous aimez et que votre son passe dans un autre casque qui ne les flatte pas, vos basses, que vous avez soigneusement mitonnées dans votre mix, ne sortiront pas chez celui qui a l’autre casque, et pas plus sur celui qui a des HP (Haut parleurs) qui ne sonnent pas comme les vôtres.
- Les casques audiophiles qui ont des courbes de réponses plus fidèles mais qui rendent tout très joli, qui gomment les défauts. Ce n’est pas notre outil de travail, pour la raison que si nous avons des défauts dans notre mix, ils seront gommés aussi, mais ils apparaitront probablement sur d’autres systemes d’ecoute.
Les casques de monitoring : ce sont ceux dont la courbe est la plus fidèle, et c’est notre outil de travail. Parce qu’il nous revelera les defauts ( on pourra, du coup, être déçu d’écouter certaines chansons qu’on aimait beaucoup mais dont le mixage apparaît avec des défauts), nous donnera l’équilibre réel de ce que nous produirons. Donc, nous saurons ce que nous fabriquons, ce qui est le but en réalité.Dans les casques de monitoring, il y en a qui sont très chirurgicaux, ce qui veut dire qu’avec eux, on va avoir tendance à chercher la petite bête à un point très élévé, ce qui sera peut être beaucoup si on sait que la plupart des casques et écoutes sur lesquels on écoutera nos prods ne restitueront pas l’ensemble des détails sur lesquels on aura travaillé. On peut donc se prendre la tete pas forcément utilement si on ne veut pas passer dans les salles de cinéma.
Les casques de monitoring et audiophiles : je n’en connais qu’un, celui que j’utilise tous les jours, et qui est une merveille, parce qu’il me dira les defauts des chansons que j’aime bien, mais il ne me les rendra pas décevantes pour autant.En regle générale, il faut savoir que plus un casque dynamique est de qualité dans sa restitution ( fidèle à ce qu’a voulu l’ingé son) plus son impédance (c’est une forme de résistance) est élevée. Et plus elle est élevée, plus il lui faudra un ampli puissant pour sortir du son à bon niveau. Donc, vous n’aurez pas de plaisir a brancher un casque de monitoring sur votre téléphone, l’ampli inclus n’a pas assez de puissance, vous aurez un niveau très bas. Un casque de monitoring a une impédance qui oscille entre 500 et 600 ohms, alors que les casques grand public sont en dessous de 100, en général.
Le constructeur Beyer a sorti un casque de monitoring, le dt770, qui est présent dans tous les grands studios d’enregistrement, mais il faut faire attention à l’impédance parce que ce casque a été conçu, sous la même ref, avec différentes impédances et le modele le plus vendu est un 80 ohms, trop bas pour atteindre la qualité à viser. Il faut prendre la plus élevée des trois.Les casques electrostatiques de qualité sont à des tarifs très élevés, même s’il y a différentes gammes. J’ai pris les miens d’occasion, ce qui m’a obligé à inventer des techniques pour les réparer alors que les marques qui les fabriquent disent qu’on ne peut pas le faire.
Pour l’historique : Akg et Sennheiser, dans les années 80, ont sorti les meilleurs casques qu’il pouvaient inventer parce que la competition était rude entre ces deux marques, qui étaient les meilleures pour les casques dynamiques. Les patrons de ces marques ont eu, a peu pres au même moment, eu un problème : quand ils ont demandé à leurs ingénieurs de faire mieux, ils ont eu la réponse que c’était impossible. Alors, ils ont viré leurs ingénieurs, et ils ont mis a la place des jeunes ingénieurs qui ont dit oui oui on va le faire ; mais les seuls progres réalisés ont été faits sur l’esthétique, tout ce qui a été fait depuis, en terme de son, a été une régression, encore pire depuis qu’AKG a été racheté par harman kardon, elle même rachetée avant par des chinois.Je n’ai rien contre les chinois mais mes oreilles constatent qu’entre un AKG k240 d’avant tout ça et un actuel, c’est le jour et la nuit et que la nuit, c’est ce qui se fait aujourd’hui.Donc, il faut chercher dans l’occasion et ne pas avoir peur de faire un peu de réparations, de soudures, d’amélioration. Je crée mes casques et mes micros, a lampe ou pas, moi-même. Et j’ai des Stradivarius à la maison, pour des prix que tout le monde peut dépenser, pour peu qu’il y ait une vraie envie de travailler avec les bons outils.
pour les ronchons : si vous n'aimez pas lire, ne vous fatiguez pas, et allez voir ailleurs que je n'y suis pas, et pour ceux qui ne disent pas merci, on le leur rendra forcément et ce sera normal.
- Les casques fermés ( leurs coques sont fermées et laissent passer le moins de son possible vers l’intérieur comme vers l’extérieur.
- Les casques ouverts, reconnaissables à leurs coques avec interstices
en ce qui concerne la technique de fabrication :
- les casques dynamiques (avec une cellule qui ressemble à un haut parleur, et qui fonctionne de la même façon qu’un HP)
- Les casques orthodynamiques qui fonctionnent avec des cellules plates, avec deux aimants pour activer le son.
- Les casques électrostatiques dont les cellules ont des membranes plates et qui demandent une alimentation spéciale en plus de l’amplification du son. Il existe deux divisions de ce type de casque, les « Normal bias » ( qui ont besoin d’être alimentés autour de 300 volts) et les « pro bias » qui ont besoin de 540 volts.
- Les casques à electret qui partent du même principe, mais qui prennent leur alimentation dans l’electricité délivrée par l’amplificateur qui produit le son. Ils ont parfois aussi besoin d’un boitier séparés, mais pas toujoursLes dynamiques peuvent être de très bonne qualité, mais le haut du panier, (suivant ce que qu’on veut en faire et je donnerai des explications plus loin) est tenu par les electrostatiques. Les electrets sont en dessous des deux, et les orthodynamiques, de l’avis de pas mal de gens ( j’en ai essayé peu et je confirme cet avis sur ce que j’ai entendu) manquent un peu de basses. Les anciens electrostatiques, aussi, manquent de basses, souvent, moins pour les plus récents.
De ces 4 sortes, on peut sortir trois catégories de résultats sonores :
- Les casques grand public dont la courbe de réponse est arrangée pour amplifier les fréquences basses et parfois, aigués, afin de flatter le résultat. On est loin de la fidélité qu’il faut quand on crée. Pourquoi, parce que si votre casque vous donne plein de basses comme vous aimez et que votre son passe dans un autre casque qui ne les flatte pas, vos basses, que vous avez soigneusement mitonnées dans votre mix, ne sortiront pas chez celui qui a l’autre casque, et pas plus sur celui qui a des HP (Haut parleurs) qui ne sonnent pas comme les vôtres.
- Les casques audiophiles qui ont des courbes de réponses plus fidèles mais qui rendent tout très joli, qui gomment les défauts. Ce n’est pas notre outil de travail, pour la raison que si nous avons des défauts dans notre mix, ils seront gommés aussi, mais ils apparaitront probablement sur d’autres systemes d’ecoute.
Les casques de monitoring : ce sont ceux dont la courbe est la plus fidèle, et c’est notre outil de travail. Parce qu’il nous revelera les defauts ( on pourra, du coup, être déçu d’écouter certaines chansons qu’on aimait beaucoup mais dont le mixage apparaît avec des défauts), nous donnera l’équilibre réel de ce que nous produirons. Donc, nous saurons ce que nous fabriquons, ce qui est le but en réalité.Dans les casques de monitoring, il y en a qui sont très chirurgicaux, ce qui veut dire qu’avec eux, on va avoir tendance à chercher la petite bête à un point très élévé, ce qui sera peut être beaucoup si on sait que la plupart des casques et écoutes sur lesquels on écoutera nos prods ne restitueront pas l’ensemble des détails sur lesquels on aura travaillé. On peut donc se prendre la tete pas forcément utilement si on ne veut pas passer dans les salles de cinéma.
Les casques de monitoring et audiophiles : je n’en connais qu’un, celui que j’utilise tous les jours, et qui est une merveille, parce qu’il me dira les defauts des chansons que j’aime bien, mais il ne me les rendra pas décevantes pour autant.En regle générale, il faut savoir que plus un casque dynamique est de qualité dans sa restitution ( fidèle à ce qu’a voulu l’ingé son) plus son impédance (c’est une forme de résistance) est élevée. Et plus elle est élevée, plus il lui faudra un ampli puissant pour sortir du son à bon niveau. Donc, vous n’aurez pas de plaisir a brancher un casque de monitoring sur votre téléphone, l’ampli inclus n’a pas assez de puissance, vous aurez un niveau très bas. Un casque de monitoring a une impédance qui oscille entre 500 et 600 ohms, alors que les casques grand public sont en dessous de 100, en général.
Le constructeur Beyer a sorti un casque de monitoring, le dt770, qui est présent dans tous les grands studios d’enregistrement, mais il faut faire attention à l’impédance parce que ce casque a été conçu, sous la même ref, avec différentes impédances et le modele le plus vendu est un 80 ohms, trop bas pour atteindre la qualité à viser. Il faut prendre la plus élevée des trois.Les casques electrostatiques de qualité sont à des tarifs très élevés, même s’il y a différentes gammes. J’ai pris les miens d’occasion, ce qui m’a obligé à inventer des techniques pour les réparer alors que les marques qui les fabriquent disent qu’on ne peut pas le faire.
Pour l’historique : Akg et Sennheiser, dans les années 80, ont sorti les meilleurs casques qu’il pouvaient inventer parce que la competition était rude entre ces deux marques, qui étaient les meilleures pour les casques dynamiques. Les patrons de ces marques ont eu, a peu pres au même moment, eu un problème : quand ils ont demandé à leurs ingénieurs de faire mieux, ils ont eu la réponse que c’était impossible. Alors, ils ont viré leurs ingénieurs, et ils ont mis a la place des jeunes ingénieurs qui ont dit oui oui on va le faire ; mais les seuls progres réalisés ont été faits sur l’esthétique, tout ce qui a été fait depuis, en terme de son, a été une régression, encore pire depuis qu’AKG a été racheté par harman kardon, elle même rachetée avant par des chinois.Je n’ai rien contre les chinois mais mes oreilles constatent qu’entre un AKG k240 d’avant tout ça et un actuel, c’est le jour et la nuit et que la nuit, c’est ce qui se fait aujourd’hui.Donc, il faut chercher dans l’occasion et ne pas avoir peur de faire un peu de réparations, de soudures, d’amélioration. Je crée mes casques et mes micros, a lampe ou pas, moi-même. Et j’ai des Stradivarius à la maison, pour des prix que tout le monde peut dépenser, pour peu qu’il y ait une vraie envie de travailler avec les bons outils.
pour les ronchons : si vous n'aimez pas lire, ne vous fatiguez pas, et allez voir ailleurs que je n'y suis pas, et pour ceux qui ne disent pas merci, on le leur rendra forcément et ce sera normal.