Le choix d'un microphone : La latence
Publié : 14 avr. 2024, 00:07
Rassurez-vous, je ne vais pas refaire un n-ième tuto sur les omni/cardioïde ou dynamique/condensateur. Tout cela est connu, archi-connu. Je voudrais juste revenir sur l'intégration d'un microphone dans la chaîne numérique, au regard de la technologie d'aujourd'hui.
Pour faire court, la technologie d'aujourd'hui c'est l'USB (j'inclus dedans les variations Firewire, Thunderbolt et autres). L'USB est inévitable, du moins vous semble inévitable pour entrer dans votre ordinateur, que ce soit le microphone proprement dit (on a alors affaire à un "microphone USB") ou via la carte son.
Et cette technologie a un énorme défaut : la latence.
Pour comprendre la latence, il faut comprendre comment on transmet des données sur un bus numérique tel que l'USB.
Pour transmettre les données sur un bus numérique, on les regroupe par paquets (peu importe leur taille, 16, 64, 256 ...). Mais qui dit regrouper dit attendre les derniers pour expédier le paquet entier.
Faisons un peu de maths. Les échantillons sonores arrivent à la cadence de 44100 par seconde. Pour grouper un paquet de 256, je dois attendre 256 / 44100 = 0.0058, que nous arondissons à 6 millisecondes.
Ça c'est à l'expédition du paquet. Il y aura le même chose dans l'autre sens, et chaque fois que votre ordinateur va s'amuser à dépaqueter/empaqueter les données. Partons sur le chiffre optimiste de 12 millisecondes.
Est-ce grave docteur ?
Oui et non.
Oui si vous devez écouter en même temps l'entrée et la sortie, car même un délai aussi petit se traduit par une altération du son. "Son de tuyau" pour les latences les plus faibles. Véritable écho si vous avec la malchance de dépasser 50 millisecondes.
Mais pourquoi auriez-vous besoin d'écouter l'entrée et la sortie ? Pour placer votre voix. Avez-vous remarqué que les gens de radio portent un casque ? Est-ce pour frimer ? Pas du tout. C'est pour s'entendre. Avec un casque, vous entendez les moindres détails de votre élocution et vous corrigez en temps-réel. Et même les défaut de la captation, comme lorsque vous tournez la tête pour regarder votre interlocuter. Le casque vous rappelle immédiatement à l'ordre : Hey coco, le son est pas bon.
Si vous enregistrez votre voix sans vous écouter au casque, vous passez à côté de quelque chose. Réellement. Une bonne diction est plus une affaire d'oreille que de bouche.
Maintenant voyons comment réduire cette maudite latence.
J'ai glissé plus haut un indice : « L'USB est inévitable, du moins vous semble inévitable »
Non, il n'est pas inévitable. On peut faire du synchrone, où on transmet chaque échantillon de son dès qu'il est prêt. C'est ainsi que fonctionnent les consoles numériques. Pour cette raison, elle se rapprochent de très près des consoles analogiques où on n'a jamais eu de problème à brancher un casque sur un micro. Les consoles appartiennent au domaine de l'audio-numérique, ce qui n'est pas du tout la même chose que l'informatique ou la MAO (Musique Assistée par Ordinateur).
Le secret, cest : Faire cette opération avant d'entrer dans l'ordinateur.
Vous n'allez pas vous équiper d'une console numérique, mais vous avez trois solutions à votre disposition.
Solution 1 : Le micro avec monitoring. Regardez celui d'Isotop ici . Le bouton volume, c'est le volume du casque. Le casque est directement branché sur le microphone avec un minijack. Ils sont nombreux dans ce cas, et ce seront toujours des micros USB. Mais en ce qui concerne le casque, vous court-circuitez l'USB et ignorez la latence.
Solution 2: La carte son avec monitoring direct. Cette fois, c'est la carte son qui gère ce circuit, et votre micro est analogique. Exemple : Scarlett-2i2 de FOCUSRITE. J'ai entouré en bleu le bouton qui active la fonction.
Solution 3 : Votre fidèle Zoom , ou quelle que soit sa marque, est obligatoirement équipé d'un monitoring direct. Pas de soucis de latence.
Solution 4 : Faites de l'analogique. Non, je déconne.
Comme vous le voyez, ce ne sont pas les solutions qui manquent. En choississant un micro ou une carte son avec la fonction monitoring direct, vous annihilez la latence.
Pour faire court, la technologie d'aujourd'hui c'est l'USB (j'inclus dedans les variations Firewire, Thunderbolt et autres). L'USB est inévitable, du moins vous semble inévitable pour entrer dans votre ordinateur, que ce soit le microphone proprement dit (on a alors affaire à un "microphone USB") ou via la carte son.
Et cette technologie a un énorme défaut : la latence.
Pour comprendre la latence, il faut comprendre comment on transmet des données sur un bus numérique tel que l'USB.
Pour transmettre les données sur un bus numérique, on les regroupe par paquets (peu importe leur taille, 16, 64, 256 ...). Mais qui dit regrouper dit attendre les derniers pour expédier le paquet entier.
Faisons un peu de maths. Les échantillons sonores arrivent à la cadence de 44100 par seconde. Pour grouper un paquet de 256, je dois attendre 256 / 44100 = 0.0058, que nous arondissons à 6 millisecondes.
Ça c'est à l'expédition du paquet. Il y aura le même chose dans l'autre sens, et chaque fois que votre ordinateur va s'amuser à dépaqueter/empaqueter les données. Partons sur le chiffre optimiste de 12 millisecondes.
Est-ce grave docteur ?
Oui et non.
Oui si vous devez écouter en même temps l'entrée et la sortie, car même un délai aussi petit se traduit par une altération du son. "Son de tuyau" pour les latences les plus faibles. Véritable écho si vous avec la malchance de dépasser 50 millisecondes.
Mais pourquoi auriez-vous besoin d'écouter l'entrée et la sortie ? Pour placer votre voix. Avez-vous remarqué que les gens de radio portent un casque ? Est-ce pour frimer ? Pas du tout. C'est pour s'entendre. Avec un casque, vous entendez les moindres détails de votre élocution et vous corrigez en temps-réel. Et même les défaut de la captation, comme lorsque vous tournez la tête pour regarder votre interlocuter. Le casque vous rappelle immédiatement à l'ordre : Hey coco, le son est pas bon.
Si vous enregistrez votre voix sans vous écouter au casque, vous passez à côté de quelque chose. Réellement. Une bonne diction est plus une affaire d'oreille que de bouche.
Maintenant voyons comment réduire cette maudite latence.
J'ai glissé plus haut un indice : « L'USB est inévitable, du moins vous semble inévitable »
Non, il n'est pas inévitable. On peut faire du synchrone, où on transmet chaque échantillon de son dès qu'il est prêt. C'est ainsi que fonctionnent les consoles numériques. Pour cette raison, elle se rapprochent de très près des consoles analogiques où on n'a jamais eu de problème à brancher un casque sur un micro. Les consoles appartiennent au domaine de l'audio-numérique, ce qui n'est pas du tout la même chose que l'informatique ou la MAO (Musique Assistée par Ordinateur).
Le secret, cest : Faire cette opération avant d'entrer dans l'ordinateur.
Vous n'allez pas vous équiper d'une console numérique, mais vous avez trois solutions à votre disposition.
Solution 1 : Le micro avec monitoring. Regardez celui d'Isotop ici . Le bouton volume, c'est le volume du casque. Le casque est directement branché sur le microphone avec un minijack. Ils sont nombreux dans ce cas, et ce seront toujours des micros USB. Mais en ce qui concerne le casque, vous court-circuitez l'USB et ignorez la latence.
Solution 2: La carte son avec monitoring direct. Cette fois, c'est la carte son qui gère ce circuit, et votre micro est analogique. Exemple : Scarlett-2i2 de FOCUSRITE. J'ai entouré en bleu le bouton qui active la fonction.
Solution 3 : Votre fidèle Zoom , ou quelle que soit sa marque, est obligatoirement équipé d'un monitoring direct. Pas de soucis de latence.
Solution 4 : Faites de l'analogique. Non, je déconne.
Comme vous le voyez, ce ne sont pas les solutions qui manquent. En choississant un micro ou une carte son avec la fonction monitoring direct, vous annihilez la latence.