Pourquoi je refuse l'IA
Publié : 24 août 2026, 18:50
Pourquoi je refuse l’IA
Je refuse l’IA essentiellement pour trois raisons que je résume ci-dessous sans ordre de priorité.
1- Le développement de l’IA nécessite des investissements gigantesques. Actuellement, 1900 milliards de dollars ont déjà été investis. Les entreprises concernées prévoient un besoin de 5 000 milliards de dollars avant 2030.
Prenons l’exemple de Open AI :
En 2025, son chiffre d’affaire est de 13 milliards de dollars (mais 20 milliards de pertes) et l’endettement de 500 milliards de dollars (plus précisément 1 000 milliards de dollars à se partager avec l’autre acteur Anthropic), soit environ 40 fois le chiffre d’affaires !
Comment peut-on imaginer qu’Open AI puisse un jour rembourser pareille somme ?
En fait, les investisseurs prêtent ces sommes sur la base d’une valorisation boursière à venir qui croîtrait de manière exponentielle, et ce, sans limite dans le temps !
C’est cette croyance dans des bénéfices à venir absolument faramineux qui permet ces levées de fonds. Cette fuite en avant niant l’évidence, dans l’espoir de gains inespérés, n’est possible que grâce à l’énorme puissance de la finance dérégulée, bien éloignée des banques que nous connaissons.
On voit donc croître actuellement une gigantesque bulle financière et, comme toutes les précédentes – mais d’une bien autre ampleur - elle éclatera, affectant gravement l’économie réelle, c’est à dire nous.
2 – Le développement de l’IA nécessite la création d’un très grand nombre de centres de données, lesquels auront besoin d’une quantité d’énergie électrique phénoménale, d’une quantité d’eau tout aussi phénoménale (et ce, avec le réchauffement climatique générateur comme cette année de sécheresses affectant même l’agriculture), sans oublier les matériaux tels que les puces (dont la fabrication est gourmande en eau et nécessite des éléments chimiques en quantité finie sur Terre).
Et toute cette énergie finit en chaleur.
Ces besoins sont insoutenables et le développement de l’IA tel qu’envisagé actuellement, accélérant de plus le réchauffement climatique, annonce une catastrophe environnementale dont on à peine à mesurer la gravité.
3 - L’arrivée de l’IA a pour cause profonde la baisse des profits que reçoivent les actionnaires des grandes entreprises, c.a.d la stagnation de la productivité. L’IA a pour but de relancer la machine à cash en faisant redécoller la productivité, autrement dit à diminuer les coûts salariaux.
Alors, même si des emplois seront créés pour faire tourner la machine, le bilan global sera désastreux pour les salariés, donc les populations, et évidemment intéressant pour certaines entreprises, tout au moins celles pour lesquelles le rapport coût d’investissement / bénéfices espérés serait à leur avantage, ce qui est encore loin d’être prouvé.
4 – Dans ces conditions, que l’IA soit bénéfique dans certains secteurs comme la médecine, soit. Mais utiliser l’IA pour des loisirs – comme, par exemple, la création de diaporamas - me paraît irresponsable et je n’y participerai pas.
Je refuse l’IA essentiellement pour trois raisons que je résume ci-dessous sans ordre de priorité.
1- Le développement de l’IA nécessite des investissements gigantesques. Actuellement, 1900 milliards de dollars ont déjà été investis. Les entreprises concernées prévoient un besoin de 5 000 milliards de dollars avant 2030.
Prenons l’exemple de Open AI :
En 2025, son chiffre d’affaire est de 13 milliards de dollars (mais 20 milliards de pertes) et l’endettement de 500 milliards de dollars (plus précisément 1 000 milliards de dollars à se partager avec l’autre acteur Anthropic), soit environ 40 fois le chiffre d’affaires !
Comment peut-on imaginer qu’Open AI puisse un jour rembourser pareille somme ?
En fait, les investisseurs prêtent ces sommes sur la base d’une valorisation boursière à venir qui croîtrait de manière exponentielle, et ce, sans limite dans le temps !
C’est cette croyance dans des bénéfices à venir absolument faramineux qui permet ces levées de fonds. Cette fuite en avant niant l’évidence, dans l’espoir de gains inespérés, n’est possible que grâce à l’énorme puissance de la finance dérégulée, bien éloignée des banques que nous connaissons.
On voit donc croître actuellement une gigantesque bulle financière et, comme toutes les précédentes – mais d’une bien autre ampleur - elle éclatera, affectant gravement l’économie réelle, c’est à dire nous.
2 – Le développement de l’IA nécessite la création d’un très grand nombre de centres de données, lesquels auront besoin d’une quantité d’énergie électrique phénoménale, d’une quantité d’eau tout aussi phénoménale (et ce, avec le réchauffement climatique générateur comme cette année de sécheresses affectant même l’agriculture), sans oublier les matériaux tels que les puces (dont la fabrication est gourmande en eau et nécessite des éléments chimiques en quantité finie sur Terre).
Et toute cette énergie finit en chaleur.
Ces besoins sont insoutenables et le développement de l’IA tel qu’envisagé actuellement, accélérant de plus le réchauffement climatique, annonce une catastrophe environnementale dont on à peine à mesurer la gravité.
3 - L’arrivée de l’IA a pour cause profonde la baisse des profits que reçoivent les actionnaires des grandes entreprises, c.a.d la stagnation de la productivité. L’IA a pour but de relancer la machine à cash en faisant redécoller la productivité, autrement dit à diminuer les coûts salariaux.
Alors, même si des emplois seront créés pour faire tourner la machine, le bilan global sera désastreux pour les salariés, donc les populations, et évidemment intéressant pour certaines entreprises, tout au moins celles pour lesquelles le rapport coût d’investissement / bénéfices espérés serait à leur avantage, ce qui est encore loin d’être prouvé.
4 – Dans ces conditions, que l’IA soit bénéfique dans certains secteurs comme la médecine, soit. Mais utiliser l’IA pour des loisirs – comme, par exemple, la création de diaporamas - me paraît irresponsable et je n’y participerai pas.